Écrit par Alexandre, le 4 août 2009 dans
Uruguay |
Je suis arrivé à Colonia del Sacramento en Uruguay samedi matin après-midi. J’y rejoignais des amis rencontrés à Buenos Aires et habitant Montevideo. Nous y sommes restés pour le week-end, pour ensuite rejoindre Montevideo, dimanche soir.
Samedi 1er août

Restaurant Mercosur
Après avoir laissé les bagages à l’auberge de jeunesse (Hostel El Viajero), nous sommes allés manger un Chivito canadiense (chivito canadien) dans un restaurant de Colonia. Le chivito est un drôle de sandwich, apparemment une spécialité très appréciée en Uruguay (copiée par l’Argentine
) et qui consiste en un assemblage de différents trucs entre 2 pains avec une apparence de hamburger. Car, il faut savoir qu’en Amérique du Sud, le hot-dog et le hamburger, en plus d’avoir des noms différents, ont été réinventés en y ajoutant une foule de condiments des plus divers (maïs, fromage râpé, oignons, persil…). En l’occurence, dans le chivito canadien, il y avait : des oeufs cuits durs, une tranche de jambon, du lard, des tomates, de la salade, une mince tranche de… steak (bife de lomo) et de la mayonnaise. Un drôle d’assemblage, un peu froid, mais avec un assez bon goût !
Après le restaurant, nous avons fait le tour de la vieille ville à pied. Voici quelques photos de la visite :

Rue principale de Colonia
La visite a commencé par la rue principale de Colonia. La vieille ville fait partie du Patrimoine mondial de l’UNESCO et l’architecture en est donc protégée. C’est la raison pourquoi il y a toujours les pavés en briques (ailleurs, ils ont été asphaltés).

Phare de Colonia
Colonia a été et est toujours un port important du Rio de Plata (notamment depuis Buenos Aires). L’ancien phare a été restauré et peut maintenant être visité. En fait, ça consiste en un escalier en colimaçon qui débouche sur le sommet avec un belle vue de la ville.

Vue de Colonia depuis le phare
Nous avons ensuite continué jusqu’à la fameuse Calle de Los Suspiros (rue des Soupirs), une rue très touristique de la vieille ville. Il existe plusieurs hypothèses pour expliquer l’origine du nom. Mais, selon ce qui m’a été expliqué, c’était anciennement la rue des ‘filles de joie’ de Colonia (équivalent de la rue Sainte-Catherine, à Montréal). Aujourd’hui, c’est plutôt une rue où l’on vend de l’artisanat.

Rue des Soupirs
Finalement, nous avons vu la porte de la vieille ville et la muraille (ce qui en reste) qui entourait la vieille ville à l’époque des Portuguais.

Porte de la vieille ville

Deux amies rencontrées à Buenos Aires
Après la visite de la vieille ville, nous avons continué notre tour de ville en nous rendant notamment au bord de la rivière (Rio de la Plata) et au port de plaisance. On pouvait notamment y distinguer légèrement Buenos Aires, très loin de l’autre côté.

Port de plaisance de Colonia
Nous avons fini la journée en mangeant une parillada (grillades) à un restaurant de Colonia. J’ai pu en profiter pour déguster certaines spécialités du coin. Au menu, en plus de la viande (steak, côtes levées, poulet, etc), il y avait des saucisses chorizo (épicé, mais très bon avec du pain), l’estomac du boeuf (un morceau m’a suffit…), les reins (même chose…), le grand estomac (je l’ai su après), une partie du cou du boeuf (pas mauvais) ainsi que 2-3 autres trucs dont je ne me souviens plus. Selon ce qu’on m’a dit la couleur brun foncé du chorizo vient du sang de boeuf. Bref, j’ai passé un bon moment à déguster tous ces morceaux !
Nous avons terminé la soirée avec une crème glacée (type gelato italienne) pas mal du tout, à discuter de l’Uruguay. J’y ai notamment appris que l’eau de l’Uruguay est excellente et est utilisée pour l’embouteillage et pour la fabrication de certaines bières allemandes (ou françaises). Que depuis l’arrivée du gouvernement socialiste au pouvoir, la pauvreté a baissé dans le pays, grâce à une multitude de programmes pour les plus démunis et les enfants. Que le pays participe au programme One Laptop Per Child qui procure un ordinateur portatif de base à chaque enfant des écoles publiques. Que les trains sont à éviter parce qu’il arrive qu’on se retrouve à voyager avec les poulets ou dans un train de marchandises. Que le pays (comme plein d’autres en Amérique Latine) a subi la dictature quelques années dans les années 70-80 et qu’un des héros de la dictature se présente aux élections pour la présidence en octobre (José Mujica). Ainsi que plein d’autres anecdotes sur le pays…
Dimanche 2 août
Étant donné que la garantie pour la location de voiture était beaucoup trop élevée (800 $US), nous avons décidé de louer des vélos pour nous rendre jusqu’à la Plaza de Toros (Place des Taureaux). C’est en quelque sorte un cirque de forme arrondie où l’on y présentait les corridas de taureaux. Le bâtiment devait être assez beau à l’origine, mais il n’a servit que 12 ans (1910-1912), puisque les corridas ont ensuite été interdites par le gouvernement. Aujourd’hui, le bâtiment est en ruines et la visite y est interdite. Par contre, avec un peu de restauration, la bâtiment pourrait être utilisée pour y présenter d’autres événements puisque l’intérieur est assez beau et comporte beaucoup de places assises.

Plaza de Toros

Entrée 'non-officielle' de la Plaza de Toros
En faisant le tour de la Plaza de Toros, nous avons vu un trou dans la clôture et avons décidé d’y entrer pour visiter (après avoir vu d’autres gens faire la même chose). Finalement, nous nous sommes rendus compte qu’il y avait déjà une dizaine de personnes à l’intérieur… Probablement que l’entrée y est interdite (officiellement) parce que le gouvernement ne veut pas être responsable des accidents à l’intérieur (le bâtiment est vraiment en ruines, des morceaux se sont détachés à certains endroits et il y a plusieurs trous dans les estrades). Par contre, à côté de l’entrée (fermée), il y a une pancarte d’interdiction de visite ET un énorme trou découpé bien en évidence dans la clôture. Est-ce que ce serait une façon subtile d’inviter les touristes à visiter le bâtiment quand même ? En tout cas, nous en avons profiter et nous n’étions pas les seuls !

Plaza de Toros

Intérieur de la Plaza de Toros

Vue depuis la Plaza de Toros

Plaza de Toros
Après un pique-nique devant la Plaza de Toros, nous sommes remontés sur nos vélos et nous avons repris la très belle avenue à palmiers qui longeait la plage en direction de Colonia (30 minutes en vélo). Puis, nous avons repris une de ces excellentes crèmes glacées au dulce de leche. À 16h00, nous avons pris le bus pour nous rendre à Montevideo (2 heures environ).

En vélo jusqu'à la Plaza de Toros

En vélo jusqu'à la Plaza de Toros
Tags: Calle de los Suspiros, chivito, Colonia del Sacramento, muraille, parrillada, phare, Plaza de Toros, port, Rio de Plata, Unesco, Uruguay, vieille ville
Écrit par Alexandre, le 3 août 2009 dans
Uruguay |
Samedi matin, j’ai quitté Buenos Aires après un peu plus de 1 mois et demi en Argentine. Après voir fait mes bagages (c’est fou ce que la valise est petite
), j’ai pris un taxi jusqu’à l’Hostel Ostinatto où j’avais dormi en arrivant à Buenos Aires. Malheureusement, le conducteur du taxi (peut-être débutant ?) ne connaissait pas la rue et s’est perdu en plein centre-ville. Je suis donc arrivé à l’hôtel 12 minutes avant le départ du bateau… J’ai réservé une chambre pour le 12 août en revenant et j’ai laissé une (grosse) valise pour voyager plus léger pour les prochains jours. Je suis reparti, en taxi, 5 minutes avant 10h00 en espérant que le bateau soit en retard !
Comble de chance, le bateau avait été annulé, donc en arrivant avec 5 minutes de retard, j’ai quand même pu prendre le prochain (11h30). J’ai donc changé le billet, enregistré les bagages et passé la douane. Le terminal de bateau (Buquebus) est une sorte de mini-aéroport avec comptoir d’enregistrement, douanes, portes d’embarquement… J’ai donc eu le temps de déjeuner (un peu tard) avant de prendre le bateau.

Embarquement sur le bateau au terminal de Buquebus à Buenos Aires
Je suis arrivé à 12h40 à Colonia del Sacramento en Uruguay. C’est un petit pays situé au nord de l’Argentine. Il compte 3 millions de personnes dont plus de la moitié habite Montevideo, la capitale. Les autres sont dispersés dans le reste du pays, principalement sur les côtes. Le pays est assez semblable à l’Argentine, on pourrait presque penser que c’est une province argentine. Par contre, n’allez pas dire ça aux Uruguayens, parce qu’ils sont très fiers de leur pays, soi-disant souvent copié par l’Argentine (”le dulce de leche est bien meilleur en Uruguay”).

Port de Colonia, Uruguay
Je posterai prochainement les photos des 2 jours à Colonia (ensuite Montevideo).
Tags: bateau, Buenos Aires, Buquebus, Colonia, Montevideo, port, Uruguay
Écrit par Alexandre, le 3 août 2009 dans
Buenos Aires,
Cuisine argentine,
Salta |
J’ai lu aujourd’hui un de mes premiers articles que j’avais rédigé avant de partir pour l’Argentine. C’est une courte description de l’Argentine en quelques mots, d’après le Guide du Routard. J’ai donc décidé de faire une liste des points vrais/faux à propos de l’Argentine, en ajoutant quelques éléments tirés d’autres articles publiés sur ce blog.
1. Infos géographiques : Vrai
Évidemment…
2. Langue espagnole : Relatif
Par contre, attention à l’accent ! Je pense que la différence est comparable au français du Québec et de la France. Alors, quand on a appris l’espagnol d’Espagne… toute un changement. Mais, avec le temps on s’y habitue.
3. Sécurité en Argentine : Vrai
Sécuritaire, oui. Je n’ai eu droit qu’à une seule tentative de pickpocket (heureusement échouée) dans le quartier de Retiro près de la station de bus. Autrement, relativement sécuritaire si on fait attention. Par contre, niveau sécurité routière, c’est tout autre chose. Pour avoir pris quelques fois le taxi, les ceintures de sécurité sont souvent décoratives ou absentes… (y compris pour le conducteur) et les Argentins conduisent réellement de façon dangereuse dans la Capitale (un peu moins en province) !
4. Système de santé fiable : (non vérifié)
Heureusement, je n’ai pas eu besoin de tester le système de santé argentin. Je suis seulement allé me faire vacciner contre la fièvre jaune à une clinique publique et c’était relativement propre. Par contre, pour avoir vu un hôpital privé (Hôpital Allemand), je dirais qu’il est probablement mieux d’aller dans un hôpital/clinique privés en cas de problème…
5. Modernité : Relatif
Ça dépend des régions. À Buenos Aires, on peut généralement s’attendre (à peu près) aux mêmes infrastructures qu’au Canada. En province, dans les grandes villes, c’est souvent un peu moins moderne. Par contre, en débarquant en Argentine, il est vrai que ça fait un choc en voyant l’état général des bâtiments, trottoirs… Même si c’est souvent un peu dégradé par rapport à ce que nous sommes habitués au Canada (je plains les handicapés en fauteuil roulant qui doivent circuler sur le trottoir…), c’est tout à fait fonctionnel et on s’y fait vite.
6. Température agréable : Vrai
Il fait tout le temps beau en Argentine ! Je n’ai eu le droit qu’à quelques jours de pluie ou de grisaille. Autrement, le soleil est présent la journée. Par contre, pour le climat tropical en hiver… on repassera ! La température se situe généralement entre 5 et 15 C, plus chaud vers l’Ouest (Mendoza).
7. Viande de boeuf : Vrai
Les steaks argentins sont énormes, très bon marché et excellents. Ce qui surprend la première fois, c’est que les Argentins apportent LE steak seul dans son assiette, puis le reste (légumes, frites, purée) séparément dans d’autres plats. À Buenos Aires, je conseille tout particulièrement El Desnivel(San Telmo), très apprécié des touristes et des porteños pour ses petits prix et grandes assiettes.
8. Eau non potable : Faux
On m’avait dit (docteur) de ne prendre que de l’eau en bouteille et d’éviter le cru. Peut-être ailleurs en Amérique du Sud, mais en Argentine, c’est tout à fait sécuritaire. L’eau est traitée et on peut consommer les légumes et salades crus sans problème. Pas non plus besoin de se brosser les dents à l’eau embouteillée
D’ailleurs aucun autre voyageur rencontré n’avait entendu parler d’une telle chose…
9. Qualité de vie : Relatif
En Argentine, ce n’est pas tout le monde qui profite de l’économie. Étant donné que le pays a vécu 2 crises économiques successives en peu de temps (2001, 2008), le coup est encore plus dur. Il y a des gens aisés et beaucoup de gens de la classe moyenne qui vivent très bien (surtout dans les villes), mais il y a aussi énormément de gens pauvres/mendiants (même des enfants) dans la capitale (beaucoup plus qu’ailleurs).
10. Nourriture : Faux
On mange très bien en Argentine et pas nécessairement hyper épicé (rarement d’ailleurs). Même dans un village perdu dans les montagnes (San Antonio de Los Cobres), la nourriture est tout à fait convenable et ressemble beaucoup à ce que nous mangeons en Europe. Aussi un peu de fast-food, mais pas tant que ça. La nourriture est très européenne, mais avec quelques saveurs locales.
11. Tourisme : Vrai
L’Argentine est un pays très agréable à visiter et qui offre énormément d’attraits pour les touristes, été comme hiver. 100 % garanti
Tags: Amérique du Sud, argentine, Buenos Aires, espagnol, modernité, nourriture, santé, sécurité, tourisme, voyage
Écrit par Alexandre, le 2 août 2009 dans
Salta,
Tren a Las Nubes |
Après la descente des Andes, nous sommes finalement arrivés au petit village de Purmamarca qui est entouré par les collines aux 7 couleurs (ou ‘7 Colored Hills’). La plupart des maisons du village sont aussi colorées puisqu’elles ont été construites avec des pierres ou matériaux des environs. Cela donne un joli aspect un peu ‘typique’ au village, mais aussi très touristique. Au centre du village, il y a une grande place de marché et une colline à la sortie du village où les touristes montent pour prendre des photos des environs. En effet, la vue y est impressionnante. Nous ne sommes restés que 25 minutes dans ce petit village (chemin du retour oblige !), mais nous aurions facilement pu y passer une bonne journée.
Le village de Purmamarca.

Village de Purmamarca

Vue en plongée du village de Purmamarca

Vue des collines au-dessus du village
En route pour la prise de photos sur la colline qui domine le village…

En route pour la vue panoramique...
Les collines aux 7 couleurs. Les différents pigments correspondent à différentes couches géologiques.

Collines de Purmamarca

Collines de Purmamarca

Collines de Purmamarca

Collines de Purmamarca

Collines de Purmamarca

Collines de Purmamarca
Le village depuis en haut.

Vue en plongée du village de Purmamarca
Et pour terminer… une photo à Puamarca.

En haut du village de Purmamarca
Tags: 7 colored hills, andes, argentine, Collines aux 7 couleurs, Jujuy, Purmamarca
Écrit par Alexandre, le 2 août 2009 dans
Salta,
Tren a Las Nubes |
Après les Salinas Grandes, nous avons continué notre route à travers la sierra argentine en direction de Puamarca. Nous sommes monté au point le plus haut de la route (et du voyage) : 4′170 mètres. Puis, nous sommes redescendus tranquillement jusqu’au petit village de Puamarca. Voici donc quelques photos en vrac avant de passer à l’étape finale.

Andes

Andes

4170 mètres au-dessus de la mer

4170 mètres au-dessus de la mer

Au point du 4170 mètres

Vendeurs d'artisanat traditionnel au point du 4170 mètres

Route des Andes

Descente des Andes
(À venir : Les collines aux 7 couleurs de Puamarca)
Tags: andes, Puamarca, sierra
Écrit par Alexandre, le 29 juil 2009 dans
Salta,
Tren a Las Nubes |
Nous sommes finalement arrivés au désert de sel des Salinas Grandes. Au début, le sol devient de plus en plus blanc, jusqu’à ce que nous arrivons sur l’unique route qui le traverse. Puis, nous arrivons sur l’énorme étendue blanche (pas à perte de vue, mais presque). Du fait de la blancheur du sel, le sol est très lumineux (même si ça ne paraît pas sur les photos) et on croirait à de la neige. Un peu partout, des tas de sel, prêts à être envoyés à la transformation.

La route qui traverse les Salinas Grandes

Les tas de sel

L'entreprise qui exploite la mine de sel
Les Salinas Grandes sont exploitées comme mine par une compagnie de la région. Par contre, comme le guide nous l’a expliqué, ils ne creusent pas directement le sol pour prendre le sel (c’est possible, le sol est entièrement fait de sel dur). Ils creusent plutôt des piscines qu’ils remplissent d’eau. Ensuite, le sel qui forment les murs de la piscine se mélangent peu à peu à l’eau et forment ensuite des cristaux. Quand les cristaux sont assez lourds, ils tombent au fond de la piscine.

Les piscines d'eau salée
Ainsi, après environ 9 mois, l’eau s’est évaporée et la piscine est pleine de sel. Alors, des ouvriers vident les piscines à la pelle (ils sont entièrement couverts, même le visage, pour éviter que le sel leur brûle la peau). Puis, ils recommencent avec de nouvelles piscines. De cette façon, le sel se renouvelle et l’exploitation des Salinas Grandes peut continuer.

Du sel, plus de sel et encore du sel !

Les tas de sel à côté des piscines
Comme l’endroit était idéal pour les photos, notre guide en a profité pour nous montrer quelques trucs d’illusion photographique…

Notre guide, en pleine explication

Dans une chaussure...

En pyramide...

Notre groupe de touristes (3 Allemands, 1 Américaine, 1 Anglais, 1 Luxembourgeoise et 1 Canadien)
(À venir : En route pour le 4′170 mètres)
Tags: argentine, désert de sel, Salinas Grandes, Salta